DÉCEPTION CHEZ LES SMCC APRÈS LA DÉCISION DE TECK RESOURCES D’ABANDONNER SON PROJET D SABLE BITUMINEUX FRONTIER

Fév 24, 2020

Les Syndicats des métiers de la construction du Canada (SMCC) sont déçus de la décision de Teck Resources d’abandonner la poursuite de son projet Frontier en Alberta.  Malgré les importantes ressources investies dans le projet, l’entreprise a décidé que les conditions changeantes du marché, l’incertitude à l’égard des conditions d’environnement et les préoccupations quant à la sécurité publique sont des facteurs qui portent atteinte à la viabilité du projet.

Le projet Frontier aurait créé pour les Canadiens des milliers de bons emplois bien rémunérés.  Plus de 7 000 emplois à temps plein auraient été disponibles pour les travailleurs au Canada pendant la période de construction ; de ce nombre, 2 500 emplois auraient été maintenus pendant l’exploitation du projet.  Pour les jeunes travailleurs qui débutent leur carrière dans les métiers spécialisés, le projet aurait représenté une occasion extraordinaire de perfectionner leur savoir-faire précieux dans l’industrie.  Ce projet aurait renforcé la stabilité dans le secteur de la construction au Canada au profit des hommes et des femmes qui y travaillent.

« Les communautés locales à travers l’Alberta, y compris les Premières nations et les communautés de Métis, auraient profité d’opportunités économiques importantes avec la création d’emplois pour la main-d’oeuvre locale dans leurs communautés », a déclaré Lionel Railton, membre du conseil exécutif des SMCC.  « Cela aurait créé d’importantes retombées positives en Alberta à un moment où la province a de la difficulté à fournir de l’emploi à tous ses citoyens et à revenir à la prospérité économique qu’elle a connue avant le début de la récession économique il y a six ans ».

Le projet Frontier a fait l’objet d’un examen approfondi par les autorités règlementaires fédérales et provinciales, par les parties prenantes et par les communautés autochtones.  L’entreprise avait conclu des ententes avec les 14 communautés autochtones sur le territoire du projet, ce qui avait fixé un cadre de coopération dans des domaines comme la gérance de l’environnement et les possibilités économiques. L’entreprise avait renouvelé son engagement en matière de responsabilité environnementale afin de garantir  que le projet  Frontier  soit une exploitation canadienne modèle, ayant le taux le plus faible d’émission de gaz à effet de serre, grâce à l’utilisation de technologies et de pratiques très avancées dans l’extraction du pétrole des sables bitumineux.

Malgré ses meilleures intentions d’aller de l’avant avec le projet Frontier, Teck Resources a finalement cédé devant les nombreux obstacles qui compromettaient la viabilité du projet.  Même s’il ne peut pas contrôler toutes les variables économiques, le gouvernement du Canada peut contrôler et à l’obligation d’assurer un environnement d’investissement positif pour les grands projets de développement.   Le gouvernement fédéral doit agir de manière claire et précise pour soutenir notre secteur de ressources naturelles. Nous  croyons que le gouvernement fédéral doit continuer à jouer un rôle dans l’approbation de grands projets, comme celui-ci, pour indiquer clairement aux entreprises et aux travailleurs du secteur des ressources naturelles qu’il les soutient.

Le projet Frontier aurait été profitable non seulement pour les travailleurs spécialisés et les communautés de l’Alberta, mais aussi pour tout le Canada.  Les hommes et les femmes de métiers hautement spécialisés s’investissent pour mettre en chantier des projets bâtisseurs pour le Canada.  La décision d’abandonner le projet Frontier représente un important recul pour les travailleurs de la construction et pour tous les Canadiens, surtout ceux de la province de l’Alberta qui sont dévastés et contrariés et qui subiront l’impact négatif de cette annonce.  C’est une journée triste pour le Canada.