Mobilité

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Les SMCC font campagne auprès du gouvernement fédéral afin que celui-ci mette de l’avant un crédit d’impôt pour la mobilité en construction — une exemption d’impôt sur le revenu des particuliers pour les dépenses généralement encourues par les travailleurs de la construction lorsqu’ils doivent se relocaliser temporairement pour le travail.

Notre Position

La flexibilité et la mobilité sont des éléments que l’on exige souvent de la main-d’œuvre en construction : l’emploi se termine à la fin des projets et les travailleurs de la construction trouvent seulement des emplois subséquents dans une autre région, voir une autre province. Les travailleurs doivent souvent quitter leurs maisons et leurs familles pour des contrats temporaires ailleurs.

Étant donné les investissements massifs dans le secteur des ressources, certaines régions du Canada, rurales et nordiques, cherchent désespérément des ouvriers qualifiés de construction, tandis que d’autres régions ont plus de travailleurs que d’emplois disponibles. Le crédit d’impôt pourrait faciliter le déplacement des travailleurs canadiens vers les régions qui ont beaucoup d’emplois.

Faits en bref

Des études menées pour le compte du Conseil sectoriel de la construction et des SMCC démontrent que :

  • Le coût de la relocalisation temporaire est l’un des plus grands obstacles à la mobilité.
  • 70 pour cent des personnes interrogées voyagent au moins une fois pour le travail durant leurs carrières.
  • En moyenne, les travailleurs dépensent environ 3 500 $ de leurs poches pour se relocaliser temporairement.
  • Les employeurs remboursent rarement les travailleurs pour ces coûts.
  • Le crédit d’impôt pour la mobilité en construction augmenterait les revenus d’impôt à long terme et réduirait le recours aux programmes sociaux dispendieux.
  • Les études préliminaires démontrent que le crédit pourrait générer un rendement sur l’investissement de 5 pour 1.

Le parlement a eu deux opportunités d’étudier le crédit d’impôt pour la mobilité en construction; il a été introduit comme projet de loi d’initiative parlementaire en 2006 et une seconde fois en 2013. Le Nouveau Parti Démocratique et le Parti Libéral appuient le crédit d’impôt, alors que les progressistes conservateurs s’y opposent.